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Immobilier ancien : l'augmentation des prix n'est plus d'actualité

Après plusieurs trimestres de hausse incessante, le prix de l'immobilier ancien évolue à la baisse depuis le début de l'année. Une nouvelle phase de variations des coûts se précise.

L'immobilier ancien en perte de vitesse

Les statistiques présentées par Jean-François Buet ont de quoi interpeller les spécialistes des investissements dans la pierre. Les cours de l'immobilier ancien ont baissé depuis le début de l'année, annonce le prochain président de la Fnaim. En effet, les prix ont reculé en moyenne de 0,6 % sur le territoire national entre le 2e et le 3e trimestre. Durant les neuf premiers mois de 2012, les biens de seconde main se sont échangés à -1,1 % de leur prix affiché sur la même période en 2011.
La tendance devrait encore se poursuivre d'ici la fin de l'année. Les prix dans l'ancien ressortiraient ainsi en repli de 1 à 1,5 % sur l'ensemble de l'exercice, une prévision néanmoins plus réaliste que les 5 % de dévaluation annoncée en début d'année. Et si le contexte actuel se maintient durant les prochains mois, la contraction atteindra entre 2 et 5 % en 2013, poursuit le représentant de la Fnaim.

Les transactions ralentissent

Le recul des prix dans l'ancien entre janvier et septembre est accompagné d'une chute des échanges finalisés sur la période. La Fnaim trouve plusieurs raisons à cette baisse. D'un côté, les vendeurs et acheteurs attendent toujours des précisions sur la politique immobilière du Gouvernement. Plus de six mois après la prise de fonction du président François Hollande, des incertitudes planent encore sur les décisions de l'État concernant la taxation des plus-values, la fiscalité dans l'investissement locatif et celle des transactions sur les résidences secondaires.
D'autre part, la Fédération signale un important blocage dans plusieurs marchés, notamment dans les zones rurales où les logements anciens ont de plus fortes chances de subir une décote lors de la revente. Ces facteurs combinés pénalisent le marché de l'ancien à tel point que la Fnaim anticipe une chute de 15 % des transactions conclues en 2012, soit environ 687 000 ventes de logements.

Dans l'attente d'un coup de pouce des politiques

Si la situation actuelle persiste, les ventes dans l'ancien pourraient encore chuter en 2013 et retomber à 600 000 opérations, le plancher atteint au plus fort de la crise en 2008. La Fnaim appelle ainsi les décideurs politiques à instaurer des mesures concrètes capables de relancer le marché des logements de seconde main. Elle demande entre autres plus de clarté vis-à-vis de l'impôt des plus-values immobilières. Ses membres souhaitent également le retour du PTZ+ pour faire revenir les primo-accédants. Ils aspirent par ailleurs à la création d'un dispositif semblable à la future Loi Duflot, mais dédié au soutien à l'investissement locatif dans l'ancien.
Toutefois, ce recul du prix de l'immobilier ancien permettra aux investisseurs (ou non) d'acheter à un prix relativement bas. C'est ainsi pour eux l'occasion d'acquérir un bien ancien, quitte à emprunter. Mais attention de ne pas oublier qu'un emprunt doit être accompagné d'une assurance de prêt pour être accordée.
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